Être interprète pour un voleur ? C’est possible !

Etre interprète en langue des signes peut vous amener à travailler dans des situations inconfortables comme le prouve cette vidéo en anglais-BSL (British Sign Language).
C’est pourquoi nous n’en voudrons pas à notre collègue de perdre parfois un peu de sa nécessaire neutralité vu le contexte anxiogène.

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© Stéphan – ( i ) LSF

Je voudrais devenir… interprète en langue des signes

Je dois l’admettre, j’ai un peu délaissé mon blog ces dernières semaines, accaparé par mon boulot, la participation au Conseil d’administration de l’AFILS et tant d’autres raisons.

Heureusement, des collègues travaillent pour moi et me simplifient la tâche d’alimenter régulièrement en billets originaux et intéressants Des Signes et des Mots.

C’est le cas de Lieve, interprète en langue des signes non pas française mais flamande.
Dans le cadre de sa série « Je voudrais devenir… » Arte lui a consacré un reportage de 10mn que voici : 

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Amusant de relever les points communs avec les interprètes en langue des signes qui travaillent en France : le temps passer dans les transports, comment les nouveaux signes apparaissent, l’importance du secret professionnel…

Quelques différences aussi : nous ne traduirions jamais un journal télévisé de 45mn tout seul. Nous serions deux ou trois interprètes travaillant en relais.
Et je n’ai jamais vu un collègue portant ainsi ses bretelles.

Ce qui est universel dans ce métier comme le souligne Lieve à la fin, c’est la joie que nous avons à rencontrer chaque jour de nouvelles personnes, à apprendre tant de choses intéressante et notre sale habitude à toujours parler avec les mains !

Coïncidence : quelques jours avant la diffusion de ce reportage, j’ai eu la chance de travailler avec Lieve lors d’une conférence où étaient présents des sourds français et des sourds belges-flamands.
Elle est comme dans ce reportage : souriante, inépuisable, sympa et terriblement efficace.

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© Stéphan – ( i ) LSF

L’AFILS à Lille

L’Association Française des Interprètes et Traducteurs en Langue des Signes a organisé son Assemblée générale samedi 16 janvier à Lille.

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On en profita pour remercier l’ancien CA pour le travail accompli

ancien CA

et souhaiter bonne chance au nouveau fraichement élu.

nv CA

Dimanche 17 matin eut lieu une conférence
sur (et avec) les intermédiateurs sourds,

intermediateur

suivie de cinq ateliers thématiques

ateliers

Ce fut enfin l’occasion de vous souhaiter une très très belle année 2016 !

bonne année

Vous voulez voir encore plus de photos de ces 2 journées ? Rendez-vous sur la page Facebook de l’AFILS : https://www.facebook.com/afils.fr

© Stéphan – ( i ) LSF

Pétition pour la création d’un centre relais téléphonique généraliste

En France, 500 000 personnes sourdes, malentendantes ou handicapées de la communication (sourdes-aveugles, aphasiques…) ne peuvent pas téléphoner du fait de leur handicap auditif. Cet obstacle a des répercussions au quotidien dans leur vie personnelle, sociale et professionnelle.

Comme je vous l’expliquais dans un billet précédent, de nombreux pays ont fait le choix depuis plusieurs années de mettre en place des centres relais téléphoniques généralistes. Il s’agit d’une plate-forme en ligne, depuis laquelle des professionnels de la communication accessible (interprètes en langue des signes, transcripteurs…) mettent en relation deux interlocuteurs qui n’ont pas le même mode de communication, et assurent, en temps réel, l’accessibilité de leur échange téléphonique, quel que soit le motif de l’appel.

Le gouvernement comprenant enfin l’importance de ce dispositif a proposé un article dans son projet de loi pour une République numérique afin d’impulser et d’organiser le développement d’un centre relais téléphonique généraliste.
L’association française des interprètes en langue des signes (AFILS) s’était notamment mobilisée pour exiger que
les interprètes F-LSF travaillant dans ces centres relais téléphoniques possèdent un master 2 en interprétation.
Je vous exposais les arguments dans ce billet « Pour une République numérique accessible« .
D’autres amendements ont été proposés par la FNSF, l’UNISDA, le MDF, l’AFIDEO, l’ANPEDA, l’ANPSA, la FNAF, Aditus.

Aujourd’hui, l’article 43 sur les centres relais téléphoniques tel qu’il sera mis en débat au Parlement ne correspond pas aux attentes des associations concernées.

Aussi je vous encourage à signer cette pétition mise en ligne par les associations oeuvrant pour la création d’un centre-relais téléphonique généraliste afin qu’il soit réellement opérant et universel. Elle sera transmise au gouvernement et aux membres du Parlement (députés et sénateurs).

Petition pour que les personnes sourdes ou
handicapées de la communication puissent téléphoner 

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© Stéphan – ( i ) LSF